:: Note d’intention DU Réalisateur ::
Au-delà d'un fabliau, d'un conte ou d'une légende, il y a des histoires vraies remplies de magie. Des histoires tissées de moments inoubliables, spontanés, qui font ce que l'on devient au fil du temps.
Au départ, l'homme se construit de son instinct, ensuite de ses souvenirs qu'il mêle à ses actions, pour enfin fabriquer quelque chose, accomplir son devoir.
Ce quelque chose est en lien avec le partage, en lien avec l'homme qu'il a en face de lui.
Le choix de raconter une histoire, l'origine d'un savoir-faire, n'est pas tant de résenter le produit mais de partager l'intention.
L'amoureux de son travail frissonne du plaisir qu'il donnera quand le pain sera partagé en famille ou qu'il nourrira son consommateur.
Le plaisir est simple et se transmet simplement.
Le choix porté sur l'enfance du Gone raconte une histoire, celle d'une journée parmi beaucoup d'autres. Sensitivement, il évolue à travers les rêves, les matières, les atmosphères qui l'entourent et qui l'ont amené un jour à créer un symbôle :
le pain.
Ses gestes enfantins sincères, ses interprétations des instants heureux, l'ont conduit à transposer instinctivement ses émotions, à matérialiser ses sentiments.
Chaque geste qu'il vit tout au long du film dans une teinte un peu passée ou souvenir retracera la fabrication du pain; cette dernière, appuyée par des inserts de la fabrication, plus contemporaine, qui feront le lien avec la fin du film révélant l'homme qu'est devenu le Gone se partageant aux autres.